Qur'an&Sunnah

Quelles sont les règles du jeûne du Ramadan ?

Voici les règles du jeûne du Ramadan, basées sur les sources fournies :

Le jeûne du Ramadan (Sawm) est l'un des piliers de l'Islam. Il consiste à s'abstenir de manger, de boire et d'avoir des relations conjugales depuis l'aube jusqu'au coucher du soleil (Kutûdî — el-Muhtasar, p. V01/P062–V01/P066 ; Beğavî — Meâlimü't-Tenzîl, p. V01/P207–V01/P209). L'aube est marquée par l'apparition du fil blanc (le vrai jour) distinct du fil noir (la nuit), comme indiqué dans le Coran (Sourate Al-Baqarah, 2:187) (İbn Kudâme — el-Muğnî, p. V03/P003–V03/P004 ; Fahreddin Râzî — Mefâtîhu'l-Gayb, p. V05/P076–V05/P077).

Ce qui invalide le jeûne :

  • Manger ou boire intentionnellement, en étant conscient du jeûne et de son interdiction (Nevevî — el-Mecmû' Şerhu'l-Mühezzeb, p. V06/P319–V06/P320 ; Şîrâzî — el-Mühezzeb, p. V01/P180–V01/P181).
  • L'usage de remèdes par le nez (sa'ût) ou l'introduction d'eau dans les oreilles si cela atteint le cerveau, ainsi que les lavements (ihtikân) (Nevevî — el-Mecmû' Şerhu'l-Mühezzeb, p. V06/P319–V06/P320 ; Şîrâzî — el-Mühezzeb, p. V01/P180–V01/P181).
  • Les relations intimes (jumu') pendant le jour du jeûne. Selon les sources, cela entraîne la nécessité de rattraper le jour et, selon la majorité des savants, une expiation (kaffâra) qui consiste à affranchir un esclave, jeûner deux mois consécutifs, ou nourrir soixante pauvres (Şîrâzî — el-Mühezzeb, p. V01/P182–V01/P183 ; İbn Rüşd — Bidâyetü'l-Müctehid, p. V01/P218–V01/P220).
  • Avaler volontairement des choses, même si elles ne sont pas comestibles, comme de la terre ou un caillou (Şîrâzî — el-Mühezzeb, p. V01/P180–V01/P181).

Situations particulières :

  • Malades et voyageurs : Ils ont la permission de rompre le jeûne et de le rattraper plus tard (Kutûdî — el-Muhtasar, p. V01/P062–V01/P066 ; Fahreddin Râzî — Mefâtîhu'l-Gayb, p. V05/P076–V05/P077). Si le voyageur n'est pas incommodé par le jeûne, son jeûne est préférable (Kutûdî — el-Muhtasar, p. V01/P062–V01/P066).
  • Femmes enceintes et allaitantes : Elles peuvent rompre le jeûne si elles craignent pour leur enfant ou elles-mêmes, et doivent rattraper les jours manqués. Selon certaines opinions rapportées dans les sources, elles doivent également nourrir un pauvre pour chaque jour non jeûné (İbn Kudâme — el-Muğnî, p. V03/P035–V03/P037).
  • Personnes âgées incapables de jeûner : Elles peuvent rompre le jeûne et doivent nourrir un pauvre pour chaque jour manqué (Kutûdî — el-Muhtasar, p. V01/P062–V01/P066 ; İbn Rüşd — Bidâyetü'l-Müctehid, p. V01/P218–V01/P220 ; İbn Kudâme — el-Muğnî, p. V03/P053–V03/P055).
  • Celui qui mange ou boit par erreur : S'il pensait que l'aube n'était pas encore levée ou que le soleil n'avait pas encore couché, son jeûne est invalide et il doit le rattraper, sans expiation (Şîrâzî — el-Mühezzeb, p. V01/P182–V01/P183).
  • Celui qui se réveille en état d'impureté majeure (janâba) : Son jeûne est valide, à condition qu'il s'abstienne à partir de l'aube (Şîrâzî — el-Mühezzeb, p. V01/P180–V01/P181).

Il est recommandé de prendre le repas avant l'aube (suhûr) et de rompre le jeûne dès le coucher du soleil (İbn Kudâme — el-Muğnî, p. V03/P053–V03/P055).

Sources

Les réponses s'appuient uniquement sur des sources classiques du domaine public et les citent. Pour un avis personnel, consultez un savant qualifié.

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